16.12.17

Hier, c’était le goûter de Noël à la crèche. Évidemment, en voyant le mec déguisé en Père Noël (il y avait une Harley Davidson garée devant l’entrée de la crèche, je suis sûr que c’était la sienne), Daphné s’est mise à pleurer et à hurler jusqu’à ce que nous sortions de la salle où il se trouvait. Elle a refusé de lui donner sa lettre, c’est moi qui l’ai fait, un peu plus tard, après qu’elle s’est calmée, parce que j’ai appris à faire semblant, à faire comme tout le monde. C’est sans doute un peu de notre faute ; Nelly et moi ne lui avons pas expliqué ce qui allait se passer et, même si c’est son troisième Noël sur Terre, c’est le premier qu’elle passe « en société ». De notre faute aussi, parce que nous n’encourageons pas Daphné à se comporter normalement. Nous ne l’encourageons pas non plus à se comporter anormalement, mais nous ne l’incitons pas à aimer ce que tout le monde aime, nous ne la soumettons à la doxa enfantine. Oh, je sais, je sais que cela peut paraître une expression pédante, tout à fait hors de propos, mais qui niera qu’elle existe, cette doxa ? Qui niera que l’on formate les enfants ? Avant même l’éducation ? Qui niera que la société de consommation est responsable d’une part colossale et tout à fait exagérée des comportements des enfants ? Est-ce que je vais faire croire à ma fille que le père Noël existe ? Pourquoi vouloir à tout prix qu’elle devienne comme tout le monde ? Pourquoi vouloir à tout prix qu’elle devienne stupide ? Évidemment, je l’influence, c’est inévitable. Je l’influence forcément quand je lui explique, après coup, que le monsieur qui lui a fait peur était déguisé, que d’habitude il ne s’habille pas comme ça, ce qui serait franchement bizarre, mais qu’il représente Noël, et — surtout — qu’elle n’est pas obligée de l’aimer, que si elle n’aime pas le père Noël, elle en a le droit, même s’il faut qu’elle se prépare à se le farcir pendant quelques années. Poverina.

D’indénombrables questions — moins de réponses — le bon ratio.

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15.12.17

Hier, en traversant le parc qui se trouve derrière le musée d’art contemporain pour aller faire des courses au Carrefour, moins un parc en fait qu’un grand cabinet d’aisance à ciel ouvert pour les chiens pressés, les retraités qui jouent aux boules et les adolescents enfumés, j’ai cru voir mon double en passant. Comme je n’étais pas seul, évidemment, je ne suis jamais seul quand je traverse ce parc, il y a la faune que je viens de mentionner, mais je n’étais pas seul au carré, hier, j’étais suivi de près par un homme que je venais de dépasser, je ne me suis pas arrêté pour voir si je venais vraiment de croiser mon double, avais été victime d’une hallucination parfaite (même si le moment ne dura que l’espace d’une seconde tout au plus, je savais que mon double était habillé exactement comme moi, qu’il avait la même allure que moi, la seule propriété qui nous distinguait lui et moi, c’était que lui était fugace alors que moi, j’étais plus permanent, j’étais encore là, moi, qui pensais à lui cependant que lui n’était déjà plus là) ou avais simplement frôlé une faille spatio-temporelle, la porte qui s’ouvre sur une autre dimension où les événements de ce monde se passeraient exactement comme ici, mais dans les arbres. En effet, le double, j’ai omis de le préciser, s’il était exactement comme moi, semblait vivre dans un arbre. Or un arbre ne s’étend pas sur toute la durée de mon parcours, une portion seulement, de la taille d’un tronc, ou deux. Après avoir semé mon suiveur, pressant pour ce faire le pas, je n’ai plus pensé à mon double. J’ai pensé au Carrefour. J’ai pensé que je détestais ce genre d’endroits, la lumière, les gens, le bruit, l’espèce de chape musicale qui s’édifie au-dessus de ta tête à mesure qu’on s’en approche, la galerie marchande formant une sorte d’antichambre de l’enfer universel où sont diffusées des reprises acoustiques des Guns N’ Roses. Je déteste ce genre d’endroits, me suis-je dit, temples du capitalisme, temples de la société de consommation, temples du néant, oh, temples de malheur. Si tu les détestes tellement, Jérôme, pourquoi y vas-tu ? me suis-je rétorqué. À moins que ce ne soit mon double. Comment ? Je disais que mon double aurait pu me faire cette objection. Après tout, dans l’univers parallèle où évolue mon double, si tout se passe exactement de la même façon qu’ici, supposons qu’il en aille ainsi, qu’est-ce qui nous prouve que mon double pense la même chose que moi ? Même en supposant que les mêmes causes produisent les mêmes effets, qu’est-ce qui prouve que mon double aurait les mêmes idées que moi sur ce qu’il vit ? Peut-être qu’il adore aller à Carrefour. Peut-être du moins qu’il n’en fait pas toute une histoire, lui, d’aller à Carrefour, peut-être qu’il se contente d’y aller, d’acheter ce qu’il est venu acheter, disons un presse-agrumes, de la bière belge et des pistaches, drôle de panier, mais passons. Mon double pourrait par conséquent avoir des idées diamétralement opposées aux miennes quant à ce que je vis. Ainsi, me croisant dans le parc qui se trouve derrière le musée d’art contemporain, prenant la même direction que moi, m’entendant comme je l’ai vu, à la dérobée, pester contre Carrefour, peut-être se dirait-il qu’il ne manque pas d’air celui-là, comme s’il y avait des gens qui aimaient vraiment aller à Carrefour, alors écoute-moi, soit tu y vas et tu nous épargnes tes commentaires pesants sur le capitalisme et la société de consommation, soit tu vas voir ailleurs parce que tu fatigues tout le monde, enfin, moi, tu me fatigues. Vous cherchez quelque chose, Monsieur ? Pardon ? Oui, vous parlez tout seul dans les rayons. Généralement, quand on parle tout seul dans les rayons, c’est qu’on cherche quelque chose, quoi. Ah oui. Je cherche un presse-agrumes. Juste à côté des machines à café. Ah, merci. Je vous en prie. J’ai choisi un presse-agrumes, je suis allé chercher les bières et les pistaches (je sais dans quels rayons on les trouve) et je me suis dirigé vers la caisse libre-service pour minimiser les risques d’interactions avec mes semblables et, par là même, avec un éventuel double. Mais en faisant la queue, je me suis dit que j’avais sans doute raison : mon double ne pense peut-être pas les mêmes choses que moi. Après tout, c’est mieux, non ? À quoi sert d’avoir un double s’il est exactement comme soi ? Si l’autre est exactement comme le soi, c’est un soi-même, le même soi, mais pas en soi, et comme j’ai déjà fort à faire avec moi-même, les voix dans ma tête, les dialogues assommant que rien n’interrompt jamais, pas même le sommeil, quitte à avoir un double, autant qu’il soit différent de soi, ça me fera quelqu’un à qui parler. Certes, Jérôme, mais un double qui ne serait pas en tout point identique à toi, ce ne serait pas un double, mais un autre. Absolument. Sauf qu’un double, même en tout point identique à moi, est déjà un autre. C’est une question numérique pas sémantique. J’en étais là de mes. De mes quoi ? Je ne sais pas quoi. Quand j’ai entendu une voix qui criait : Oh jeune, mèfi ! Hein quoi ? Je suis sorti de mes je ne sais pas quoi et je me suis aperçu que j’étais en train de traverser un champ de boules. Ce qui est bien plus dangereux encore qu’un champ de mines (je dis cela en toute ignorance de cause, n’ayant jamais traversé un champ de mines) parce que les boules volent, gaussiennes ou sinusoïdales, si on veut. Eh ouaïe, tu vas te prendre une boule, gari ! Franche hilarité des boulistes. Je me suis confondu en excuses et j’ai passé mon chemin. Fuyons le danger, mon cher, fuyons ! J’ai continué ma route jusqu’à quelques pas de l’endroit où j’avais croisé mon double à l’aller. Je me suis dit Jérôme, fais bien attention, il est fort possible que tu aies imaginé tout cela, mais il est possible (moins probable, peut-être, mais tout à fait possible) que tu sois passé en réalité devant une porte qui ouvre sur l’univers parallèle où vit ton double et que ce dernier t’attende de pied ferme pour avoir une petite explication avec toi. Je me suis armé de courage et me suis dirigé vers l’endroit en question. En arrivant devant, j’ai vu mon double. Il était là en tout point semblable à moi. Quand je levais le bras, il levait le bras. Quand je m’accroupissais, il s’accroupissait. Quand je tirais la langue, il tirait la langue. Quand je sautais en l’air en ouvrant grand la bouche, il sautait en l’air en ouvrant grand la bouche. Quand je fermais les yeux, je ne sais pas ce qu’il pouvait bien faire, je ne le voyais pas, ayant les yeux fermés, mais je supposais qu’il devait fermer les yeux lui aussi. Tout comme moi, mais inversé. J’ai été un peu déçu qu’il manque à ce point de personnalité, mais que peut-on attendre d’un reflet dans un miroir ? J’ai haussé les épaules et j’ai passé mon chemin. Ce n’était pas la peine d’enquêter plus avant, je n’avais affaire qu’à un vulgaire miroir. Je me suis remis en route pour rentrer chez moi. Un peu plus loin, j’ai vu qu’il y avait un autre miroir. Peut-être quelqu’un l’a-t-il déposé là ? me suis-je dit. Mais je n’avais pas envie de le savoir. Dans le parc derrière le musée d’art contemporain, il était tout à fait probable que quelqu’un se soit pris pour une version povera de Robert Smithson. J’eus préféré qu’il s’abstînt, me dis-je, je ne me serais pas pris la tête en allant chez Carrefour.

14.12.17

Il faut bien commencer quelque part. Un endroit un moment. Qui deviendront précis parce qu’ils auront été au début.

Ce sera n’importe quoi. Une lueur, une illumination, un coup de soleil, une éclaircie un jour de pluie, l’éclat d’un bloc lumineux où seront écrits les mots issue de secours, l’incendie d’une plateforme pétrolière, du néon qui grésillera sans la moindre signification. Un poème sans paroles, des cartons insensés, cent fois rien pas zéro perdu dans les pensées.

Se perdre dans ses pensées, justement. Non pour y découvrir quelque vérité sur soi-même (— Qu’est-ce que la vérité ? demanda un jour Ponce Pilate à Jésus), mais sans doute parce que c’est là le seul endroit où trouver quoi que soit — ton petit pays des possibles à toi.

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13.12.17

Il n’y a jamais eu d’âge d’or et pourtant l’idée de décadence semble toujours pertinente. Comme s’il fallait sans cesse inventer une époque meilleure pour parvenir à traverser celle-ci ; l’âme mélancolique, peut-être, mais y parvenir quand même. Sans doute, l’idée de décadence concerne moins une dimension historique de l’expérience (grossièrement : avant, c’était tout de même mieux) qu’un rapport au présent, causé par l’insatisfaction que suscite la médiocrité de l’époque. Car s’il n’y a pas à proprement parler de décadence, la perception de la médiocrité n’est pour autant pas illusoire. L’idée de décadence, toutefois, interdit le dépassement de la médiocrité qui apparaît comme le seul horizon de l’avenir puisque l’âge d’or est révolu. S’il faut partager l’intuition des décadents qui pensent que cette époque-ci ne vaut rien, on ne peut pas se satisfaire de leur mélancolie et, dans une sorte de quiétisme noir, s’abandonner au mépris pur et simple du présent. Le décadent est finalement paresseux : il se contente de ce qui est révolu. Ce qui ne l’empêche pas, éventuellement, de faire quelque chose, mais son œuvre sera nécessairement bornée. Or, il faut dépasser les bornes. L’intuition que cette époque-ci ne vaut rien se prolonge moins dans la tentative d’en finir avec elle que dans les efforts pour vivre malgré tout avec elle, pour ne pas s’y réduire, pour ne pas patauger dans tout ce qu’elle peut bien avoir de vulgaire (et Dieu sait qu’elle en a). En somme, il faut vivre. C’est-à-dire : s’autoriser à vivre sa vie sans laisser l’époque nous obliger à une vie qui nous serait presque en tout point étrangère. C’est l’époque qui est lourde, obèse, grasse. Elle ignore tout de la vie (elle fait semblant, assène des vérités de boutiquier, confond tout pour n’y plus rien comprendre). Elle ne sait pas le secret. Vivre est à prendre à la légère.

12.12.17

Passé la journée d’hier à l’hôpital, pour accompagner mon père. Activité, ou plutôt absence d’activité, qui peut fournir matière à penser : pas sur le sens de l’existence, mais sur l’emploi du temps. En fait, comme il s’agissait principalement de ne rien faire, d’être là, d’attendre, j’ai pu travailler, et le temps étant tellement vide, le lieu (une clinique) tellement sinistre, j’ai relu 85 pages des araignées, ce qui est un bon rythme. Aujourd’hui, je n’ai pas fait autant.

Quelque neuf heures de clinique privée, neuf heures trente – dix-huit heures trente ; les lieux où l’on soigne doivent-ils nécessairement avoir l’air vieux, vétuste, sinistre ? S’ils ne l’étaient pas, guérirait-on moins bien ? L’un n’ayant probablement pas grand-chose à voir avec l’autre, il doit y avoir un choix, un désir d’anesthésier les sens en plus des corps. Chirurgie ambulatoire de la sensibilité.

Nous avons moins besoin de construire des fondations consacrées à l’art contemporain financées par des milliardaires qui blanchissent l’argent de leur fortune que d’esthésier les lieux où nous naissons, grandissons, apprenons, habitons, guérissons, mourrons.

Moins d’art contemporain, plus d’esthétique.

Quasidentité. Tu peux regretter que tout le monde fasse comme toi ou bien tu peux déplorer que tu fasses comme tout le monde puisque c’est le même problème. Mais ce n’est pas la même solution.

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11.12.17

Il y a toujours cette manie insupportable qui pousse les gens à parler de l’actualité, de ce qu’il vient de se passer, est en train de se passer, va se passer, sans aucun recul ou presque, en se contentant de dire Untel a dit que quelque chose, Unautre va faire quelque chose, rapporter ça ensuite à sa petite expérience étriquée et s’en tirer à bon compte ; tu es de ton temps, tu parles, tu parles que tu parles, tout va bien. L’insupportable de la manie, ce n’est pas totalement le fait de parler de l’actualité, ce qui est de l’ordre du commérage, parce que le commérage est un besoin primaire de l’humanité et que j’ai toujours pensé qu’il valait mieux que les gens soient les commères des puissants, des célèbres, des guerres, des drames, des morts et des naissances des têtes couronnés et des autres décérébrés plutôt que de leurs voisins. En étant les commères de ceux-là plutôt que de ceux-ci, du lointain plutôt que du prochain, ils font moins de mal — à eux-mêmes comme aux autres. Je dis que c’est une manie insupportable en pensant à l’actualité : Qui décide de l’actualité ? Qui décide que ceci est plus important que cela ? Moi ? Non. Toi qui commentes, bavard incontinent, ce qui se passe dans le vaste monde ou, plus modestement, on est français après tout, dans la petite capitale ? Non plus. En fait, tu ne décides de rien, tu n’es qu’une espèce de ventriloque : un observateur inattentif peut avoir l’impression que c’est toi qui parles, mais un autre plus concentré voit immédiatement que quelqu’un te tient une main autour des épaules et l’autre te soutenant par le fondement, et remue les lèvres à ta place. Tout ce que tu fais, c’est parler dans le vide. Moi, mon actualité, ma non actualité, mon inactualité, elle n’a rien à voir avec la prétendue vie dont tu parles, à laquelle tu accordes tant d’importance que tu ne peux pas t’empêcher d’en parler, à laquelle tu t’accroches misérablement parce qu’il faut bien que tu aies un sujet à propos duquel faire étalage de toutes tes petites opinions, sinon tu n’existerais pas. Le commérage est un besoin primaire de l’humanité. C’est ce que j’ai dit, oui. Une espèce du genre parler. Ceux qui ne sont pas bons à grand-chose se font commères, ils ne peuvent pas faire mieux. On a tort de leur pardonner parce qu’ils contribuent à la destruction du genre parler, parce qu’ils appauvrissent la parole. Les autres, plus rares, racontent des histoires, font des fictions. L’actualité qu’on nous impose globalement, comme une succession, une litanie d’impératifs auquel il faut absolument se soumettre (Je Suis Charlie, Jean d’Ormesson était un génie national, Fais Nation autour de la dépouille de Johnny Hallyday, et toutes ces injonctions disciplinaires) fait de toi un être respectueux ; tu te prosternes devant qui on te dit de te prosterner, tu aimes qui on te dit d’aimer, ce qu’on te dit d’aimer, tu hais qui on te dit d’aimer, ce qu’on te dit d’aimer, tu pleures quand on te dit de pleurer, tu suis le doigt et l’œil de la Nation. Quand même tu ferais le contraire de ce qu’on te dit de faire, tu ne serais jamais que le mime pâle d’une réalité à laquelle tu ne prends pas part comme cause, mais toujours simplement comme effet. On fait de toi ce qu’on veut. Contente-toi d’obéir aux ordres.

10.12.17

C’est la misère dehors, la grande tristesse, même quand les gens rigolent, ils ont l’air d’être tout juste réchappés d’un suicide collectif, ils affectent les affects, en quelque sorte, oui, si tu veux, si tu veux, tu peux dire ça comme ça, et il y a la grande mort qui plane, elle n’a plus la même forme qu’avant, elle n’a même plus de forme du tout, elle ne plane même plus, en fait, elle s’immisce, tu la vois surtout à la télévision, le soir aux informations, ou toute la sainte journée en boucle, saturation de la mort, qui se dissémine, entre dans les âmes qui peinent à jouir, même quand elles multiplient les orgasmes, elles ont si grises, des âmes grises peuplent un monde dans lequel tu ne veux pas vivre, tu pourrais être tombé là par hasard, comme dans un trou, dans un puits, tout au fond, naturellement, la nature voudrait que tu remontes, mais en as-tu vraiment envie, au fond de ton puits, il fait sombre, c’est vrai, mais c’est sec désormais, toutes les sources sont taries, n’est-ce pas, il n’en reste plus que des ersatz, parodies, nains juchés sur les épaules d’autres nains, ils regardent au loin, mais il n’y a plus rien à voir, plus rien qu’un écran qui brille, aveugle, tourne tout en ridicule, et à Thalès qui, occupé à mesurer le cours des astres, Théodore, et regardant en l’air, était tombé dans un puits, une servante thrace fit cette plaisanterie, parfaitement dans la note et bien tournée : que dans son ardeur à savoir ce qu’il y a dans le ciel, il ignorait ce qu’il y avait devant lui, même à ses pieds. Et la même plaisanterie continue d’être bonne, pour tous ceux qui passent leur vie dans la quête du savoir, car qui pourra nier qu’il faut résider en étranger ?

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